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BananaPaint, et ton iPad te ramène 35 ans en arrière

BananaPaint is an homage, and labor of love; it painstakingly recreates one of the most groundbreaking applications of the last century, fixes some bugs, and bridges the past to the present with many cool modern features savvy users expect of a cutting edge iOS App.

Roy Lovejoy, développeur.

BananaPaint est un clone de MacPaint pour iPad plus vrai que nature. Celles et ceux qui ont déjà eu le plaisir de gribouiller des trucs avec MacPaint sur un Macintosh compact se retrouveront immédiatement projetés dans une capsule temporelle. Les autres… n’ont aucune raison d’être en train de me lire !

En plus d’être une copie minutieuse de l’original, BananaPaint rajoute quelques fonctions modernes propres à iPadOS dont on aurait rêvé à l’époque :

  • Accès à l’appareil photo de l’iPad, pour prendre des photos et les importer directement ;
  • Accès à la bibliothèque de photos d’iOS pour importer n’importe quelle photo ;
  • Impression – pour autant qu’il y ait encore des gens qui impriment des trucs ;
  • Enregistrement et importation des documents dans l’espace de stockage de l’iPad, accessible via l’app Fichiers ;
  • Et le meilleur pour la fin, BananaPaint enregistre et ouvre les documents MacPaint originaux !
Selfie MacPaint !
Selfie MacPaint !

Ça, c’est la killer feature de BananaPaint : ouvrir directement sur un iPad les œuvres que j’avais créées avec MacPaint quand j’avais huit ans ! Enfin, ça serait le cas, si seulement je possédais une sauvegarde des œuvres en question. N’empêche que ça reste super cool d’importer dans BananaPaint un dessin créé sur le Mac SE, et inversement.

Maintenant que la nouvelle app Fichiers d’iPadOS 13 permet d’accéder à des volumes de stockage externes en USB, j’ai immédiatement pensé à transférer des images entre le Mac SE et l’iPad sur disquette. J’ai dégainé mon vieux lecteur de disquettes USB et tenté le coup, mais ça ne fonctionne pas. iOS / iPadOS 13 ne lit pas les volumes formatés en HFS standard (système de fichiers des Macs avant MacOS 8.1). Mais en passant par exemple par l’intermédiaire d’un FloppyEmu (ou d’un Mac sous MacOS 9 et d’une clé USB) ça marche du tonnerre !

Le même fichier, ouvert dans BananaPaint sur un iPad Pro (2018) et dans MacPaint sur un Macintosh SE sous Système 6.0.7 (1987).
Le même fichier, ouvert dans BananaPaint sur un iPad Pro (2018) et dans MacPaint sur un Macintosh SE sous Système 6.0.7 (1987).

Une critique tout-de-même : la « pixellisation » est passablement agressive, et les formes libres deviennent assez moche. Ça se voit par exemple dans le rectangle arrondi ou dans le texte sur la capture d’écran ci-dessus, et je ne sais pas d’où ça vient. Les traits sont normaux pendant qu’on les dessine, et se « pixellisent » beaucoup trop dès qu’on lâche le doigt ou l’Apple Pencil. Ça serait complètement rébarbatif sur une vraie app de dessin, mais puisqu’il s’agit avant tout d’un « hommage » à MacPaint avec lequel on va jouer quelques minutes, ça ne (me) pose pas trop de problème.

Le lecteur attentif remarquera la traduction française irréprochable de BananaPaint, parfaitement fidèle à MacPaint… Et il ira immédiatement faire un tour dans l’About Box de BananaPaint pour voir qui est crédité pour cette traduction1Se jeter quelques fleurs de temps en temps ne fait pas de mal!

Sur la page de BananaPaint dans l’App Store, son développeur Roy Lovejoy promet BananaWrite et BananaDraw pour bientôt… Je suis impatient !

Parlons-en!